Découpage territorial 2006

Publié le par Lohri

A la lecture des articles sur le projet du Conseil d’Etat en matière de découpage du territoire et les commentaires, il me semble que le débat de fond a été occulté par le problème du Cœur de la Côte et du Grand Lausanne.

 

Les autorités ont amené les personnes et en particulier la presse à ne pas débattre du découpage car il n’y avait aucune envie du gouvernement de se poser les bonnes questions. La réponse officielle apportée par la voie de presse est tout aussi laconique que le débat.

 

Comment est-ce concevable que les communes, qui ont répondu à la consultation, ne puissent pas avoir une réponse personnalisée à leurs réflexions ?

 

Plus graves sont les 2 points suivants :

 

  1. La sous - représentation de l’arrière – pays

     

Le fait de ne pas créer des sous – arrondissements électoraux dans les nouveaux districts, par exemple de la Côte et Morges, va défavoriser les habitants des communes en périphérie des centres urbains pour tout aménagement futur. Comment peut-on comprendre les problèmes de Bassins lorsqu’on est à Lausanne ?

 

La même remarque peut se faire sur tout le territoire cantonal sauf à Lausanne où la solution préconisée donne une représentativité à l’ouest et au nord. Comme la majorité du Conseil d’Etat est de Lausanne, il est évident qu’ils ont compris l’importance de donner un poids politique à la banlieue lausannoise, qui ne voit pas tout à fait les problèmes de manière identique que la ville de Lausanne.

 

  1. Le rôle des députés et leurs partis

     

Avec ce découpage et encore plus qu’avant, les députés doivent être les représentants de leur région. Malheureusement depuis 14 ans que je fais de la politique communale, les contacts avec les députés de toutes tendances sont proches du vide absolu. Pire les débats gauche – droite sont stériles depuis des années et l’Union Démagogique du Centre joue un jeu dangereux et belliqueux.

 

Permettez-moi de demander aux anciens ou municipaux actuels (sur 1943 municipaux en fonction, environ 1450 sont sans parti et les communes ne vont pas si mal) de bien vouloir se mettre à disposition d’une liste d’élus communaux ou liste d’entente cantonale par analogie à notre parcours communal. Ils ont compris que dans les 337 communes du canton soit le 89% du territoire, il n’y a pas de routes communales du parti socialiste ni de collecteurs d’eaux usées du parti radical, mais il y a le bon sens qui fait si cruellement défaut à nos autorités cantonales actuellement.

 

Alors quelque soit le découpage territorial, ce qu’il faut supprimer c’est les partis et ouvrir d’office et dans chaque district, une liste d’élus communaux libres et responsables mais défendant leur région et par conséquent le canton.

 

Publié dans www.lohri.net

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